Rappel de notre anatomie et physiologie



La digestion est un processus de transformation mécanique et chimique des aliments en nutriments assimilables ou non par l'organisme.

Le devenir d’une tomate de votre assiette jusqu’à la circulation sanguine ??!!!
Cette tomate doit être obligatoirement réduite (action mécanique) en petits morceaux et ensuite imbibées de sucs digestifs (action chimique), pour que ces nutriments puissent traverser la barrière intestinale...

Les aliments sont bien mâchés dans la bouche, grâce aux dents.

Je rappelle que l’estomac, n’a pas de dents il est donc INDISPENSABLE de bien mâcher les aliments, cette étape de la digestion est primordiale.

Les aliments doivent être mastiqués et insalivés (la salive vient des glandes annexes : sous-maxillaires, parotides, sublinguales). l’amylase sécrétée par les glandes salivaires digère en partie les amidons (sucres lents), de plus la salive informe les papilles, le cerveau transmet l’information aux différents organes digestifs de l’arrivée d’aliments permettant la sécrétion des enzymes digestives adéquates.

La digestion est amorcée à ce niveau et se poursuivra tout au long du tube digestif grâce à la sécrétion des enzymes digestives.
Ils continuent leur trajet dans l'œsophage puis dans l'estomac où ils sont brassés, malaxés, imbibés de différents sucs gastriques . Puis ils cheminent vers le duodénum (1ère partie de l'intestin grêle) où ils reçoivent des sucs pancréatiques et la bile (secrétée par le foie et stockée dans la vésicule biliaire). La bile joue un rôle prédominant dans l'émulsification des graisses.

Ils continuent leur chemin vers la deuxième partie de l'intestin grêle où est secrété le suc intestinal riche en enzymes digestives. C'est le lieu principal de la digestion et de l'absorption des nutriments et de l'eau dans le tube digestif. Les cellules de l’intestin grêle sont appelées entérocyte. Leur nourriture (principale) est un acide aminé L.Glutamine.

90% de l'absorption s'effectue dans l'intestin grêle (l'absorption est le passage de la nourriture digérée, du tube digestif au système cardio-vasculaire et au système lymphatique, en vue de la distribution aux cellules).

Toute substance non digérée est cédée au gros intestin.

Le gros intestion, c'est :



Le gros intestin a une longueur qui varie entre 1,50 m et 1,80 m.
Le calibre du côlon diminue du cæcum à l'anus, diamètre de 7 à 8 cm à l'origine du côlon ascendant, 5 cm sur le côlon transverse et de 3 à 5 cm sur le côlon descendant et le côlon sigmoïde.

Une synergie d'environ 150 m²

(L'équivalent d'un cours de tennis)

Dans le gros intestin, la fraction alimentaire non absorbée est condensée par déshydratation : 90% de l'eau qui pénètre dans le côlon est absorbée (environ 1 litre / jour), 100 ml restent dans les fèces.

L'association de mouvements segmentaires + péristaltiques du côlon permet un véritable brassage du contenu colique ce qui facilite sa déshydratation.

Puis la dernière étape de la digestion est effectuée par les bactéries coliques . La fraction alimentaire qui portait, dans l'intestin grêle, le nom de chyme, porte alors, le nom de fèces.

Outre la réabsorption de l'eau, l'autre fonction principale du côlon est d'amener les déchets, éléments non assimilables par l'organisme, vers l'extérieur.

En médecine traditionnelle chinoise le méridien du côlon a pour surnom « le ministre des transports » !!!

Les fèces sont transportés jusqu'au rectum grâce à des mouvements caractéristiques du gros intestin : brassage haustrale ondes péristaltiques, mouvements de masse. Ces derniers poussent les matières fécales dans le côlon sigmoïde et dans le rectum.
La distension de la paroi rectale stimule les mécano-récepteurs qui déclenchent le réflexe de défécation.
Si les fèces ne sont pas expulsées, elles reviennent dans le côlon sigmoïde en attendant que les mouvements de masse suivants stimulent de nouveau les mécano-récepteurs.

Le gros intestin étant un lieu d'échange, le rôle de sa paroi est essentiel .

La muqueuse intestinale est un immense filtre qui représente la seule barrière qui sépare l'intérieur du côlon des capillaires sanguins et lymphatiques.

Le sang doit toujours rester aseptique c'est à dire sans germe, alors que l'intestin est un bouillon de culture donc il est indispensable que cette paroi intestinale soit en bon état.

cette muqueuse est formée d'une seule couche de cellules.

Afin de préserver son intégrité, elle est en continuel renouvellement. Les cellules mortes sont évacuées dans les selles tandis que les multiplications cellulaires se font en 48 heures. Ce sont les cellules qui se renouvellent le plus rapidement de tout le corps.

Cette paroi délicate est un barrage contre les toxines et microbes présents dans l'intestin, dans la mesure où un taux suffisant d'Acides Gras Essentiels, les fameux « oméga » dont toutes les littératures parlent actuellement, (aussi bien médicales que grand public), entrent dans la composition des membranes cellulaires. En effet, leur présence donne une plus grande souplesse aux membranes et augmente leur « étanchéité », facilitant le transit intestinal.

Cette muqueuse est très finement plissée et forme les villosités et microvillosités.



Les cellules intestinales sont soudées les unes aux autres par des structures appelées jonctions serrées. La fermeture des jonctions serrées assure l’intégrité de la muqueuse intestinale.

L’hyperperméabilité intestinale, ou Leaky gut syndrome qu’est-ce que c’est ?
Le passage anormal de grosses particules à travers la paroi de l’intestin.

La fermeture des jonctions serrées (comme nous l’avons vu précédemment) assure l’intégrité de la muqueuse intestinale.

Rien de plus facile que de rompre cette étanchéité. Médicaments, aliments industriels, flore déséquilibrée, régime alimentaire pauvre, en acides gras essentiels (oméga3…), pauvre en fibres….. haro sur la muqueuse !!

L’intestin devient alors une véritable « passoire ».
Il laisse passer un grand nombre de substances éliminées en temps normal : des fragments d’aliments incomplètement dégradés, des toxines bactériennes, voire des parasites ou bactéries «pathologiques», des champignons (tel que candida) qui vont se retrouver dans la circulation sanguine, ce qui entraîne une guerre sans merci et met l’organisme en situation d’inflammation chronique.

Linflammation de la muqueuse intestinale, retentissant sur tout l’organisme.

Cependant lors de nos mauvaises habitudes alimentaires, on observe une carence d'apport en Acides Gras Essentiels,(oméga 3, 6, 9) ainsi que des inflammations et irritations de la paroi intestinale surtout dues à la stagnation de matières.

Celles-ci se dessèchent et provoquent localement le dessèchement et l'épaississement de la couche de mucus qui tapisse la paroi du côlon. Dans un deuxième temps, on peut observer la diminution voire la disparition du mucus. Ces zones fragilisées peuvent s'ulcérer ou saigner et provoquer des douleurs.

Le sang doit toujours rester aseptique c'est à dire sans germe, alors que l'intestin est un bouillon de culture donc il est indispensable que cette paroi intestinale soit en bon état. Dans le cas contraire, toxines et microbes passent par les brèches de la paroi devenue poreuse.

Ensuite ils empruntent deux voies :

- la voie sanguine qui les amène au foie par la veine porte, qui va les filtrer, les détruire et les éliminer,

- la voie lymphatique , où ces toxines et microbes traversent des ganglions lymphatiques, puis des canaux lymphatiques, avant de se déverser dans la circulation sanguine.

U
ne invasion ponctuelle et limitée des microbes et toxines sera rapidement jugulée et maîtrisée par ces barrages à franchir que sont le foie et les ganglions lymphatiques.

Mais en cas d'agressions chroniques (tel que constipation), le débordement permanent de toxines épuise les défenses naturelles.

L’irrigation du côlon réduit le nombre de toxines et toxiques épurées par le foie, et, ainsi facilite son travail par ailleurs.